Cendrillon

28 décembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /


 
Ce soir-là je me serai cru dans un conte de fées bien connu.
Avec ou Cendrillon. Au choix.
C’était un soir d’hiver, la nuit se posant à l’heure de « Questions pour un Champion » – d’ailleurs, ça existe toujours ? –
Je rentrai chez moi.
Rue Tournefort. – Et non « tourne fort » : j’ai dit « Questions pour un Champion », pas la « Roue de la Fortune » –
Et là, soudainement, j’en ai vu une. Amusé.
Mais j’ai trouvé ça étrange.
 
 
Elle gisait dans le caniveau, sur le dos.
Le pied en l’air.
Je me suis approché, j’étais moins amusé.
Elle m’a fait de la peine.
Je me suis dit « mince ».
Seule, sans sa moitié. Un peu comme un couple qui aurait perdu son autre.
Une peu comme elle il y a presque un an à la même date.
Pourtant, elle était belle, très belle. Fraîche.
Mais pourquoi donc était-elle là ?
Abandonnée.
Délaissée.
Seule.
Jetée ? Non…
Et pourtant si.
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Une bien étrange montre…

18 décembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /


 
Sans doute un coup de la quarantaine passée, mais il y a peu, j’ai commencé à m’établir une wishlist.
Une wishlist des rêves que j’aimerai réaliser.
J’ai déjà eu la chance d’en réaliser certains.
Mais il en reste encore une sacrée flopée.
Forcément et statistiquement, si on devait interroger les gens sur leurs rêves à réaliser, les voyages auraient une part importante, en pôle-position.
Donc dans ma wishlist, il y a des lieux à voir, des choses à faire.
Et il y a un rêve un peu spécial, sans doute irréalisable.
Mais sait-on jamais : trouver une montre qui arrêterait le temps.
 
 
Enfant, je ne ratais aucun épisode de la 4è dimension.
Et parmi ces épisodes, il y en a un qui m’a particulièrement marqué : « une curieuse montre ».
Dans cet épisode, un type – très étrange, limite paria – se fait offrir une montre qui a le pouvoir d’arrêter le temps.
Cet épisode m’a fasciné…
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Qu’est-ce tu fais doudou dis-donc?

15 octobre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

« Oasis Oasis c’est bon c’est bon ».
Voilà, j’espère que je vais vous pourrir votre journée en vous mettant cet air dans la tête ahaha.
 
Bon, plus sérieusement.
Il y a un an, vers mi-octobre d’ailleurs, je perdais une veste. Une veste en velours qui m’était chère.
C’est très con.
Je voulais prendre un velib. Je pose ma veste dans le panier devant.
Le velib est crevé.
Je change de velib.
Je pars. J’arrive chez moi, je constate que j’avais oublié ma veste. L’angoisse.
J’avais un dîner de prévu, mais tant pis, je retourne à Balard, en espérant et en étant sûr de retrouver cette veste dans le panier. Optimiste.
Je croise les doigts.
Et puis j’arrive, je vois le velib. Et ma veste n’y était plus.
Putain, j’étais triste. Une veste sentimentale.
Ce n’était pas un doudou non plus hein.
Bref.
 

Il y a quelques mois, je croise un doudou.
Complètement écrasé à terre.
Un lapin en plus.
En croix, face contre terre.
Là, celui-là en dessous :
 

 

C’est idiot – encore – mais ça m’a fait de la peine. Double peine.
Je n’aime pas voir les peluches abandonnées.
Et puis il y avait forcément un(e) petit(e) aussi qui devait être triste derrière.
Tombé tout seul ?
Le petit l’aurait balancé ?
Pire : la nounou l’aurait balancé pour avoir la paix ?? Non…
Je l’avais pris en photo car je voulais raconter une histoire sur ce doudou.
Finalement, je ne raconterai pas d’histoire sur ce doudou, car ce que j’ai vu aujourd’hui est bien plus insolite.
 
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Oui, c’est un écrivain

6 octobre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /
(j'ai zappé les 2 derniers chiffres pour l'anonymat)

(j’ai zappé les 2 derniers chiffres pour l’anonymat)

 

« Écrivain cherche une chambre dans le quartier »

Voici une annonce qu’on rencontre dans les beaux quartiers.
Je flânais justement non loin de l’Odéon.
Dans le Paris des éditeurs.
Celui-ci où ces gens viennent échanger quelques mots autour d’un verre.
Sur ces fauteuils de ces bistrots qui ont accueilli les plus belles lettres.
Eux, L, qui y ont posé leur plus beau Q.
Des combats de mots mais toujours sans N.
S’exclamant de A et de O spontanés et enthousiastes.
Toujours à négocier des droits d’auteurs sans jamais ne rien C D.
Où parfois quelques grammes de H les aide à trouver la P .
 

Je regarde toujours les petites annonces accrochées aux murs de Paris. Tant que je peux bien sûr.
Et celle-ci, je l’ai trouvée belle.
Soignée.
C’est pas tous les jours qu’un écrivain laisse une annonce.
Et il s’est distingué par son écriture que je devine à la plume.
Raffinée.
Et il ne propose que deux morceaux de papier avec son téléphone : il semble sûr de lui.
Sans doute devine-t-il que louer une chambre à un écrivain plutôt qu’un étudiant semble gage d’assurance.
Il est habile.
 
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La geeko-romance de May-Anh et d’Emilio

14 septembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Ils ne se connaissaient pas.
Elle était vietnamienne.
Il était italien.
Dix ans plus tôt, ils ne se seraient jamais mariés.
Ils se seraient sans doute croisés. Uniquement, comme deux inconnus.
 

Comment toute une vie peut-elle basculer en dix ans ?
A l’aide de cette chose qui a rapproché les Hommes ?
Cette histoire est vraie, on me l’a racontée.
Puisqu’ils se sont mariés.
D’ailleurs il faudra savoir d’ici quelques années ce qu’ils seront devenus.
Je me renseignerai.
 

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Détachement et isolement : loin de la victoire de la coupe du monde 2018

7 septembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Je crois qu’au fond de moi, je voulais que la France soit championne du monde au foot pour deux raisons : que ce soit la fête et qu’on renoue avec cette victoire 20 ans après les bleus de Zidane, et puis pour pouvoir écrire ce texte. Et puis car il fallait que je prenne en photo cette liesse populaire pour illustrer ce texte.

 

Donc Imaginons.
Pensez-vous qu’il serait possible, pour un fan de football, de rater de manière intentionnelle la finale pour réaliser une expérience sur le détachement et l’influence de tout ce qui nous entoure ?
Je vais bientôt être plus clair.

 

Oui, j’ai tenté de voir ces fameux champions sur les Champs, mais j’ai juste réussi à attraper la coupe.

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Le mystère du scooter au bouquet – Acte I


 

Fin juin, je suis tombé par hasard dans une rue – Rue Rollin – sur un scooter sur lequel un bouquet de fleurs était posé. Bien sûr je l’ai pris en photo. Vous retrouverez l’image plus bas. Et quelques heures après, je suis repassé, et le bouquet n’était plus là. Alors, j’ai commencé à imaginer le pourquoi du comment. Et il doit y en avoir beaucoup, des « pourquoi du comment… ».

Alors voici un premier acte.

 

 

Acte I : l’amoureux distrait et le mal aimant chanceux

 

 

C’est la première fois.
Rudy est heureux, il ne sait pas mettre les mots, mais il nage en pleine légèreté de l’être.
Oui, il est amoureux. Il l’est vite devenu.
C’est la première fois.
Qu’il apporte un bouquet de fleurs à sa douce.
Sa nouvelle douce.
Rose, sa nouvelle douce.
Rudy, il est tête en l’air, mais c’est justement ce qui a plu à Rose.
Rudy, il n’a jamais été avare en fleurs aussi.
Rudy, il en offrait régulièrement, à ses anciennes amoureuses. Il n’est pas de ceux qui en offrent au début, et puis plus rien après.
Rudy, il ne fait pas cette erreur.

 
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Merci Woody

Il y a 10 ans jour pour jour, je publiais sur mon ancien site l’histoire « Merci Woody ».
Je l’aimais beaucoup, et d’ailleurs, si je devais créer un court-métrage d’animation, ce serait inspiré de cette histoire. Le problème, pour faire ce film, il faudrait que je ne dorme plus que 3h par nuit si je voulais trouver le temps de tout faire…
Aujourd’hui, cette histoire, je la republie, et la remets un peu au goût du jour. Déjà.

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C’est l’été, il fait bon, il fait chaud, c’est la canicule.
On a forcément envie de se rafraîchir. Et pour se rafraîchir, nous disposons de nombreux moyens.
Dont ces petites choses qui traînent ça-et-là dans Paris.
Qui arrivent à point nommé au beau milieu d’une escapade à velib’. Ou d’une marche de 30 000 pas.
Même les chasseurs de Pokémon en raffolent.
Ces petites choses sont très jolies.
Parisiennes.
Gracieuses.
Mais surtout, rafraîchissantes : les fontaines Wallace.
 
 

 

Elles sont 120 à Paris.
Et quelqu’une m’a raconté un jour qu’elles renfermeraient une légende : c’était une très jolie histoire. J’avais beaucoup aimé.
Normal, j’aime quand on me raconte des histoires.
Et cette légende raconte qu’il y aurait une fontaine Wallace qui donnerait la vie éternelle. N’est-ce pas chouette ?
Oui. Mais laquelle ?
 
 
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Jamais trop tard avec le trottoir

20 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

… procrastiner, il faudrait être réactif (mais celui-là, il peut attendre demain).
… patienter bêtement, il faudrait prendre le train en marche.
… regarder à terre, il faudrait lever les yeux.
… pincer les lèvres, il faudrait hurler de rire.
… rester derrière, il faudrait passer devant.
… montrer du doigt, il faudrait se lancer.
… se déchirer, il faudrait s’embrasser.
… s’interroger, il faudrait s’informer.
… s’écrire, il faudrait se téléphoner.
… consommer, il faudrait savourer.
… se lamenter, il faudrait affronter.
… se téléphoner, il faudrait se voir.
… rêver, il faudrait ouvrir les yeux.
… s’enfermer, il faudrait s’ouvrir.
… croiser, il faudrait rencontrer.
… ressasser, il faudrait écrire.
… laisser faire, il faudrait agir.
… renoncer, il faudrait braver.
… blesser, il faudrait panser.
… parler, il faudrait regarder.
… courir, il faudrait réfléchir.
… reculer, il faudrait sauter.
… râler, il faudrait célébrer.
… médire, il faudrait aimer.
… copier, il faudrait créer.
… garder, il faudrait offrir.

 

C’est grave docteur?

13 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Je marche beaucoup dans Paris, et j’aime y flâner. Flâner, c’est important, car en flânant, je me mets en mode « yeux ouverts, esprit en recherche » et je regarde tout, fais attention à tout, même le moindre papier à terre, pour essayer de trouver de chouettes petites choses insolites, qui font que le même trajet quotidien peut prendre une tournure complètement différente d’un jour à l’autre.
Je partage rarement ici ce que je trouve d’insolite – en dehors des histoires –  mais davantage sur mon compte Facebook perso ou Instagram, .
Quand je marche et que je ne flâne pas, je vais moins faire attention, et davantage être dans mes pensées et moins sur ce qui m’entoure.

 

Voici la rencontre pleine d’amour que j’ai faite dernièrement.
Au 1 avenue Felix Faure dans le 15ème.

 

« This man » – non, ne parlons pas anglais – ,
le Dr Serge Gilbert, un russo-américain,
est pour chaque personne une véritable bouée d’amour .

 

ZYSMAN, – non, ne parlons pas anglais – ,
le DR Serge Gilbert, un RUSSO-américain,
est pour chaque PERSONNE une véritable BOUET DAMOUR .