La geeko-romance de May-Anh et d’Emilio

14 septembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Ils ne se connaissaient pas.
Elle était vietnamienne.
Il était italien.
Dix ans plus tôt, ils ne se seraient jamais mariés.
Ils se seraient sans doute croisés. Uniquement, comme deux inconnus.
 

Comment toute une vie peut-elle basculer en dix ans ?
A l’aide de cette chose qui a rapproché les Hommes ?
Cette histoire est vraie, on me l’a racontée.
Puisqu’ils se sont mariés.
D’ailleurs il faudra savoir d’ici quelques années ce qu’ils seront devenus.
Je me renseignerai.
 

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Détachement et isolement : loin de la victoire de la coupe du monde 2018

7 septembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Je crois qu’au fond de moi, je voulais que la France soit championne du monde au foot pour deux raisons : que ce soit la fête et qu’on renoue avec cette victoire 20 ans après les bleus de Zidane, et puis pour pouvoir écrire ce texte. Et puis car il fallait que je prenne en photo cette liesse populaire pour illustrer ce texte.

 

Donc Imaginons.
Pensez-vous qu’il serait possible, pour un fan de football, de rater de manière intentionnelle la finale pour réaliser une expérience sur le détachement et l’influence de tout ce qui nous entoure ?
Je vais bientôt être plus clair.

 

Oui, j’ai tenté de voir ces fameux champions sur les Champs, mais j’ai juste réussi à attraper la coupe.

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Le mystère du scooter au bouquet – Acte I


 

Fin juin, je suis tombé par hasard dans une rue – Rue Rollin – sur un scooter sur lequel un bouquet de fleurs était posé. Bien sûr je l’ai pris en photo. Vous retrouverez l’image plus bas. Et quelques heures après, je suis repassé, et le bouquet n’était plus là. Alors, j’ai commencé à imaginer le pourquoi du comment. Et il doit y en avoir beaucoup, des « pourquoi du comment… ».

Alors voici un premier acte.

 

 

Acte I : l’amoureux distrait et le mal aimant chanceux

 

 

C’est la première fois.
Rudy est heureux, il ne sait pas mettre les mots, mais il nage en pleine légèreté de l’être.
Oui, il est amoureux. Il l’est vite devenu.
C’est la première fois.
Qu’il apporte un bouquet de fleurs à sa douce.
Sa nouvelle douce.
Rose, sa nouvelle douce.
Rudy, il est tête en l’air, mais c’est justement ce qui a plu à Rose.
Rudy, il n’a jamais été avare en fleurs aussi.
Rudy, il en offrait régulièrement, à ses anciennes amoureuses. Il n’est pas de ceux qui en offrent au début, et puis plus rien après.
Rudy, il ne fait pas cette erreur.

 
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Merci Woody

Il y a 10 ans jour pour jour, je publiais sur mon ancien site l’histoire « Merci Woody ».
Je l’aimais beaucoup, et d’ailleurs, si je devais créer un court-métrage d’animation, ce serait inspiré de cette histoire. Le problème, pour faire ce film, il faudrait que je ne dorme plus que 3h par nuit si je voulais trouver le temps de tout faire…
Aujourd’hui, cette histoire, je la republie, et la remets un peu au goût du jour. Déjà.

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C’est l’été, il fait bon, il fait chaud, c’est la canicule.
On a forcément envie de se rafraîchir. Et pour se rafraîchir, nous disposons de nombreux moyens.
Dont ces petites choses qui traînent ça-et-là dans Paris.
Qui arrivent à point nommé au beau milieu d’une escapade à velib’. Ou d’une marche de 30 000 pas.
Même les chasseurs de Pokémon en raffolent.
Ces petites choses sont très jolies.
Parisiennes.
Gracieuses.
Mais surtout, rafraîchissantes : les fontaines Wallace.
 
 

 

Elles sont 120 à Paris.
Et quelqu’une m’a raconté un jour qu’elles renfermeraient une légende : c’était une très jolie histoire. J’avais beaucoup aimé.
Normal, j’aime quand on me raconte des histoires.
Et cette légende raconte qu’il y aurait une fontaine Wallace qui donnerait la vie éternelle. N’est-ce pas chouette ?
Oui. Mais laquelle ?
 
 
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Jamais trop tard avec le trottoir

20 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

… procrastiner, il faudrait être réactif (mais celui-là, il peut attendre demain).
… patienter bêtement, il faudrait prendre le train en marche.
… regarder à terre, il faudrait lever les yeux.
… pincer les lèvres, il faudrait hurler de rire.
… rester derrière, il faudrait passer devant.
… montrer du doigt, il faudrait se lancer.
… se déchirer, il faudrait s’embrasser.
… s’interroger, il faudrait s’informer.
… s’écrire, il faudrait se téléphoner.
… consommer, il faudrait savourer.
… se lamenter, il faudrait affronter.
… se téléphoner, il faudrait se voir.
… rêver, il faudrait ouvrir les yeux.
… s’enfermer, il faudrait s’ouvrir.
… croiser, il faudrait rencontrer.
… ressasser, il faudrait écrire.
… laisser faire, il faudrait agir.
… renoncer, il faudrait braver.
… blesser, il faudrait panser.
… parler, il faudrait regarder.
… courir, il faudrait réfléchir.
… reculer, il faudrait sauter.
… râler, il faudrait célébrer.
… médire, il faudrait aimer.
… copier, il faudrait créer.
… garder, il faudrait offrir.

 

C’est grave docteur?

13 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Je marche beaucoup dans Paris, et j’aime y flâner. Flâner, c’est important, car en flânant, je me mets en mode « yeux ouverts, esprit en recherche » et je regarde tout, fais attention à tout, même le moindre papier à terre, pour essayer de trouver de chouettes petites choses insolites, qui font que le même trajet quotidien peut prendre une tournure complètement différente d’un jour à l’autre.
Je partage rarement ici ce que je trouve d’insolite – en dehors des histoires –  mais davantage sur mon compte Facebook perso ou Instagram, .
Quand je marche et que je ne flâne pas, je vais moins faire attention, et davantage être dans mes pensées et moins sur ce qui m’entoure.

 

Voici la rencontre pleine d’amour que j’ai faite dernièrement.
Au 1 avenue Felix Faure dans le 15ème.

 

« This man » – non, ne parlons pas anglais – ,
le Dr Serge Gilbert, un russo-américain,
est pour chaque personne une véritable bouée d’amour .

 

ZYSMAN, – non, ne parlons pas anglais – ,
le DR Serge Gilbert, un RUSSO-américain,
est pour chaque PERSONNE une véritable BOUET DAMOUR .

 

Le mystère de l’impasse parisienne qui apparaissait tous les 100 ans…

5 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

On pourrait presque se croire dans Harry Potter.
Une rue qui apparait une fois tous les cent ans.
Ou parfois deux ou trois fois tous les cent ans.
Un peu comme par magie.

 

Mais on dirait que ce ne serait pas une rue. Une impasse plutôt.
Oui, en théorie donc, cette impasse apparait tous les cent ans.
Et dans Paris.
Anne Hidalgo n’y peut rien.
Les professionnels de la voirie non plus.
Les ingénieurs très très intelligents avec des gros gros cerveaux non plus.
Car cette science reste encore un mystère. Misère de mystère.

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Mystère mystique d’enfance

 

C’est un mystère qui sera resté très longtemps en moi.
Il y a des interrogations comme ça qui nous hanterons longtemps.
Et puis le temps passe. Et on n’y pense plus. On oublie.
Et pourtant, à chaque fois que je le revoyais, le mystère revenait.
Misère de mystère.
C’est tout un pan de mon enfance.

 

Petit, je fus enfant de chœur.
Dans ce village où je disais bonjour à tout va.
Oui oui. Enfant de chœur, la petite chose blanche qui apporte le vin au curé en pleine messe. Hips.
Et qui inonde d’encens les petites vieilles du premier rang. Oups.
On est d’accord, je n’ai pas fait ça par conviction, mais pour être avec les copains.
Pour faire des bêtises. Rhooo les coquins.
Et puis c’était très chouette comme expérience.
« Boum badaboum » : parfois on entendait ce bruit sourd au fond dans les stalles.
Et on se disait « Ah, ça c’est une p’tite vieille qu’est tombée, sa canne a rippé ».
Amen.
Bref.

 

Ce mystère, je disais donc.

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Débandade

28 février 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Pasteur, 9h14.

La rame arrive.

Et là, c’est l’avant-première.

Je monte avec un étalon.
Serrés comme des poules.
Une odeur de fauve.
Une jolie grande girafe à la peau tachetée.
Un quinqua avec des lunettes aux yeux de veau.
Une biche à la coiffure digne d’un concours de choucroute.
Un gros cochon terminant son pain au chocolat / chocolatine.
Un rapace le regardant manger avec envie.
Une vieille chèvre en train de bêler après un éléphant lui ayant marché sur le pied.
Une grosse vache avec trois centimètres de maquillage sur la peau.
Le roumain poids plume qui a réussi à se trouver une place et multipliant les canards avec son violon.
Le pigeon qui s’est fait piquer sa place par la vieille chouette.

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Les amants de la crue

31 janvier 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

Ce jour-là, je comptais aller prendre des photos de la crue de la Seine.
Un peu comme 80% des parisiens, d’ailleurs.
Je n’ai jamais autant vu de parisiens avec leur appareil photo à la main ou autour du cou.
Le parisien aime l’insolite.
Remarquez, on est tous un peu pareil : tant que les catastrophes ne nous touchent pas, on aime les voir. On est bizarrement faits.

 

Bizarre allait être le mot d’ordre de cette balade.
Je sors de chez moi.
Je préviens, je n’invente rien.
J’ai juste constaté…

 

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