C’est grave docteur?

13 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Je marche beaucoup dans Paris, et j’aime y flâner. Flâner, c’est important, car en flânant, je me mets en mode « yeux ouverts, esprit en recherche » et je regarde tout, fais attention à tout, même le moindre papier à terre, pour essayer de trouver de chouettes petites choses insolites, qui font que le même trajet quotidien peut prendre une tournure complètement différente d’un jour à l’autre.
Je partage rarement ici ce que je trouve d’insolite – en dehors des histoires –  mais davantage sur mon compte Facebook perso ou Instagram, .
Quand je marche et que je ne flâne pas, je vais moins faire attention, et davantage être dans mes pensées et moins sur ce qui m’entoure.

 

Voici la rencontre pleine d’amour que j’ai faite dernièrement.
Au 1 avenue Felix Faure dans le 15ème.

 

« This man » – non, ne parlons pas anglais – ,
le Dr Serge Gilbert, un russo-américain,
est pour chaque personne une véritable bouée d’amour .

 

ZYSMAN, – non, ne parlons pas anglais – ,
le DR Serge Gilbert, un RUSSO-américain,
est pour chaque PERSONNE une véritable BOUET DAMOUR .

 

Le mystère de l’impasse parisienne qui apparaissait tous les 100 ans…

5 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

On pourrait presque se croire dans Harry Potter.
Une rue qui apparait une fois tous les cent ans.
Ou parfois deux ou fois tous les cent ans.
Un peu comme par magie.

 

Mais on dirait que ce ne serait pas une rue. Une impasse plutôt.
Oui, en théorie donc, cette impasse apparait tous les cent ans.
Et dans Paris.
Anne Hidalgo n’y peut rien.
Les professionnels de la voirie non plus.
Les ingénieurs très très intelligents avec des gros gros cerveaux non plus.
Car cette science reste encore un mystère. Misère de mystère.

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Mystère mystique d’enfance

 

C’est un mystère qui sera resté très longtemps en moi.
Il y a des interrogations comme ça qui nous hanterons longtemps.
Et puis le temps passe. Et on n’y pense plus. On oublie.
Et pourtant, à chaque fois que je le revoyais, le mystère revenait.
Misère de mystère.
C’est tout un pan de mon enfance.

 

Petit, je fus enfant de chœur.
Dans ce village où je disais bonjour à tout va.
Oui oui. Enfant de chœur, la petite chose blanche qui apporte le vin au curé en pleine messe. Hips.
Et qui inonde d’encens les petites vieilles du premier rang. Oups.
On est d’accord, je n’ai pas fait ça par conviction, mais pour être avec les copains.
Pour faire des bêtises. Rhooo les coquins.
Et puis c’était très chouette comme expérience.
« Boum badaboum » : parfois on entendait ce bruit sourd au fond dans les stalles.
Et on se disait « Ah, ça c’est une p’tite vieille qu’est tombée, sa canne a rippé ».
Amen.
Bref.

 

Ce mystère, je disais donc.

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Débandade

28 février 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Pasteur, 9h14.

La rame arrive.

Et là, c’est l’avant-première.

Je monte avec un étalon.
Serrés comme des poules.
Une odeur de fauve.
Une jolie grande girafe à la peau tachetée.
Un quinqua avec des lunettes aux yeux de veau.
Une biche à la coiffure digne d’un concours de choucroute.
Un gros cochon terminant son pain au chocolat / chocolatine.
Un rapace le regardant manger avec envie.
Une vieille chèvre en train de bêler après un éléphant lui ayant marché sur le pied.
Une grosse vache avec trois centimètres de maquillage sur la peau.
Le roumain poids plume qui a réussi à se trouver une place et multipliant les canards avec son violon.
Le pigeon qui s’est fait piquer sa place par la vieille chouette.

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Les amants de la crue

31 janvier 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

Ce jour-là, je comptais aller prendre des photos de la crue de la Seine.
Un peu comme 80% des parisiens, d’ailleurs.
Je n’ai jamais autant vu de parisiens avec leur appareil photo à la main ou autour du cou.
Le parisien aime l’insolite.
Remarquez, on est tous un peu pareil : tant que les catastrophes ne nous touchent pas, on aime les voir. On est bizarrement faits.

 

Bizarre allait être le mot d’ordre de cette balade.
Je sors de chez moi.
Je préviens, je n’invente rien.
J’ai juste constaté…

 

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Hallucinantes!

8 décembre 2017 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /


 
Ce soir-là, je sortais du métro à Saint-Lazare.
Et je décidais de rentrer à pied.
La fraîcheur de l’hiver vite installée s’était justement estompée.
C’était agréable de marcher sans greloter.
 
Je traverse la Seine, entre les deux îles, entre les trois ponts.
Le seul endroit de Paris où la Seine se traverse en trois ponts. D’ailleurs.
A ma droite, Notre-Dame.
A ma gauche, une autre dame. Que je croise.
 
Et puis, tout à coup, je m’arrête à mi-chemin sur ce troisième pont.
Je lève la tête.
Oui, je lève beaucoup la tête quand je marche dans Paris.
Et puis, je les vois.
Elles.
 
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RIP Stop

1 novembre 2017 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

En 2007, j’ai découvert un nouveau plaisir dans Paris.
En y repensant, c’est vrai qu’il s’est passé beaucoup de belles choses cette année-là.
Très belle année !
C’est en 2007, pour mes trente ans, que mes amis m’ont offert ma première caméra, une mini-DV.
Ca allait être un grand chamboulement, et une nouvelle passion…
En voyage, j’allais donc troquer mes carnets de voyages pour la caméra.
Dix ans après, je ne suis pas mécontent de ce cadeau. Je reconnais.
 
 
Mais surtout.
Habitué à arpenter les rues de Paris à pied, 2007 est aussi l’année où je découvre Paris à vélo avec le velib.
N’ayant jamais fait de vélo dans Paris, j’ai l’impression de redécouvrir notre belle capitale.
Vraiment.
Je n’avais jamais eu de vélo à Paris.
Trop encombrant.
Trop facile à voler.
Pas assez de liberté.
Et puis le velib est arrivé.
 
 
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« Bonjour »

10 octobre 2017 / Mots de Menilmonde / 1 Comment /

Enfant, j’ai grandi dans un petit village de province.
Et j’ai eu une période durant laquelle je disais « bonjour » à chaque personne que je croisais.
Oui, je devais sans doute avoir moins de dix ans je crois.
Pour aller chercher le pain, les cinq personnes que je croisais, je leur disais toutes « bonjour ».
Pour aller chez le coiffeur, les trois personnes que je croisais, je leur disais toutes « bonjour ».
Etrange, non ?
 

 

Est-ce que j’étais bien élevé ? Là n’est pas la question. Ca me semblait normal.
De dire « bonjour ».
Même mon meilleur ami faisait la même chose.
Il disait « bonjour ». Aussi.
Même aux personnes que nous ne connaissions pas.
 
 

Et puis le temps passe.
On grandit.
On ne dit plus obligatoirement « bonjour » à toutes les personnes qu’on croise.
Même dans mon village.
Seulement à ceux qu’on connait.
Qu’on choisit.

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Une histoire commune…

20 janvier 2015 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Comme tous les soirs, Bernard était rentré

bourré

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Mademoiselle Héchandon, cette grande voyageuse

24 décembre 2014 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

 

Mademoiselle Héchandon.

 

Elle a quitté sa Normandie natale.
Comme chaque année.
Comme la plupart d’entre elles.
D’ailleurs.

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