Mystère mystique d’enfance

 

C’est un mystère qui sera resté très longtemps en moi.
Il y a des interrogations comme ça qui nous hanterons longtemps.
Et puis le temps passe. Et on n’y pense plus. On oublie.
Et pourtant, à chaque fois que je le revoyais, le mystère revenait.
Misère de mystère.
C’est tout un pan de mon enfance.

 

Petit, je fus enfant de chœur.
Dans ce village où je disais bonjour à tout va.
Oui oui. Enfant de chœur, la petite chose blanche qui apporte le vin au curé en pleine messe. Hips.
Et qui inonde d’encens les petites vieilles du premier rang. Oups.
On est d’accord, je n’ai pas fait ça par conviction, mais pour être avec les copains.
Pour faire des bêtises. Rhooo les coquins.
Et puis c’était très chouette comme expérience.
« Boum badaboum » : parfois on entendait ce bruit sourd au fond dans les stalles.
Et on se disait « Ah, ça c’est une p’tite vieille qu’est tombée, sa canne a rippé ».
Amen.
Bref.

 

Ce mystère, je disais donc.

Lire la suite … →

Débandade

28 février 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Pasteur, 9h14.

La rame arrive.

Et là, c’est l’avant-première.

Je monte avec un étalon.
Serrés comme des poules.
Une odeur de fauve.
Une jolie grande girafe à la peau tachetée.
Un quinqua avec des lunettes aux yeux de veau.
Une biche à la coiffure digne d’un concours de choucroute.
Un gros cochon terminant son pain au chocolat / chocolatine.
Un rapace le regardant manger avec envie.
Une vieille chèvre en train de bêler après un éléphant lui ayant marché sur le pied.
Une grosse vache avec trois centimètres de maquillage sur la peau.
Le roumain poids plume qui a réussi à se trouver une place et multipliant les canards avec son violon.
Le pigeon qui s’est fait piquer sa place par la vieille chouette.

Lire la suite … →

Les amants de la crue

31 janvier 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

Ce jour-là, je comptais aller prendre des photos de la crue de la Seine.
Un peu comme 80% des parisiens, d’ailleurs.
Je n’ai jamais autant vu de parisiens avec leur appareil photo à la main ou autour du cou.
Le parisien aime l’insolite.
Remarquez, on est tous un peu pareil : tant que les catastrophes ne nous touchent pas, on aime les voir. On est bizarrement faits.

 

Bizarre allait être le mot d’ordre de cette balade.
Je sors de chez moi.
Je préviens, je n’invente rien.
J’ai juste constaté…

 

Lire la suite … →

Hallucinantes!

8 décembre 2017 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /


 
Ce soir-là, je sortais du métro à Saint-Lazare.
Et je décidais de rentrer à pied.
La fraîcheur de l’hiver vite installée s’était justement estompée.
C’était agréable de marcher sans greloter.
 
Je traverse la Seine, entre les deux îles, entre les trois ponts.
Le seul endroit de Paris où la Seine se traverse en trois ponts. D’ailleurs.
A ma droite, Notre-Dame.
A ma gauche, une autre dame. Que je croise.
 
Et puis, tout à coup, je m’arrête à mi-chemin sur ce troisième pont.
Je lève la tête.
Oui, je lève beaucoup la tête quand je marche dans Paris.
Et puis, je les vois.
Elles.
 
Lire la suite … →

RIP Stop

1 novembre 2017 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

En 2007, j’ai découvert un nouveau plaisir dans Paris.
En y repensant, c’est vrai qu’il s’est passé beaucoup de belles choses cette année-là.
Très belle année !
C’est en 2007, pour mes trente ans, que mes amis m’ont offert ma première caméra, une mini-DV.
Ca allait être un grand chamboulement, et une nouvelle passion…
En voyage, j’allais donc troquer mes carnets de voyages pour la caméra.
Dix ans après, je ne suis pas mécontent de ce cadeau. Je reconnais.
 
 
Mais surtout.
Habitué à arpenter les rues de Paris à pied, 2007 est aussi l’année où je découvre Paris à vélo avec le velib.
N’ayant jamais fait de vélo dans Paris, j’ai l’impression de redécouvrir notre belle capitale.
Vraiment.
Je n’avais jamais eu de vélo à Paris.
Trop encombrant.
Trop facile à voler.
Pas assez de liberté.
Et puis le velib est arrivé.
 
 
Lire la suite … →

« Bonjour »

10 octobre 2017 / Mots de Menilmonde / 1 Comment /

Enfant, j’ai grandi dans un petit village de province.
Et j’ai eu une période durant laquelle je disais « bonjour » à chaque personne que je croisais.
Oui, je devais sans doute avoir moins de dix ans je crois.
Pour aller chercher le pain, les cinq personnes que je croisais, je leur disais toutes « bonjour ».
Pour aller chez le coiffeur, les trois personnes que je croisais, je leur disais toutes « bonjour ».
Etrange, non ?
 

 

Est-ce que j’étais bien élevé ? Là n’est pas la question. Ca me semblait normal.
De dire « bonjour ».
Même mon meilleur ami faisait la même chose.
Il disait « bonjour ». Aussi.
Même aux personnes que nous ne connaissions pas.
 
 

Et puis le temps passe.
On grandit.
On ne dit plus obligatoirement « bonjour » à toutes les personnes qu’on croise.
Même dans mon village.
Seulement à ceux qu’on connait.
Qu’on choisit.

Lire la suite … →

Une histoire commune…

20 janvier 2015 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Comme tous les soirs, Bernard était rentré

bourré

Lire la suite … →

Mademoiselle Héchandon, cette grande voyageuse

24 décembre 2014 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

 

Mademoiselle Héchandon.

 

Elle a quitté sa Normandie natale.
Comme chaque année.
Comme la plupart d’entre elles.
D’ailleurs.

Lire la suite … →

Le [mot #1] de Menilmonde

11 décembre 2013 / Mots de Menilmonde / 2 Comments /

Eux, je les trouve géniaux. Lire la suite … →