Le [mot #1] de Menilmonde

11 décembre 2013 / Mots de Menilmonde / 2 Comments /

Eux, je les trouve géniaux.

A l’université, j’ai appris à parler leur langue.
A l’université, j’ai appris à les reconnaître.
A l’université, j’ai appris à savoir.
Pourquoi.
Certains étaient dodus.
Certains étaient fins.
Certains étaient absents.
Certains oscillaient entre le noir et le blanc.
Pourquoi.
Ils étaient là.
Oui. Il arrive qu’on apprenne des choses à l’université.
Et intéressantes parfois.

Mais bien avant l’université je les connaissais.
Déjà.
D’ailleurs je les ai toujours connus.
Vous aussi.
Sauf les bédouins, qui les connaissent moins.
Et puis les touaregs.
Mais un peu.
Normal.

Et les plus beaux ?
Où se cachent-ils ?
Dans les hauts plateaux tibétains ils sont fabuleux.
On les côtoie, là.
Mais autre part aussi.

A Londres, ils viennent nous voir.
Directement.
Sans gêne.
A Londres, ils font partie du décor de la rue.
Mais à Londres, ils sont tristes.

D’ordinaire on les préfère quand ils sont absents.
Normal, c’est signe de sourire.
D’autres les préfèrent callypiges.
Surtout en Bretagne.
Normal, ils inspirent le nostalgique, un certain romantisme.

Pour les plus imaginatifs, ils sont tout à la fois.
Un objet.
Un animal.
Un visage.
Une posture.
Une scène.
Un message.
Mais jamais un sentiment.
Quoique.

Ce sont de vraies stars.
On en parle toute la journée.
Ils sont source de toutes les conversations.
Faîtes attention, vous verrez, chaque jour vous en parlerez.
Sans aucun doute le sujet le plus abordé au monde, le plus courant et dans toutes les cultures.
Normal, ils sont universels.

En perpétuel mouvement.
Ils nous ressemblent un peu.
Eux aussi pleurent.
Eux aussi s’énervent.
Quand ils pleurent, on les évite.
Quand ils s’énervent, on se cache.
Normal.
…Non, justement. Ce n’est pas normal.

On aimerait que certains fuient. Plus vite.
Ouste. Du balai.
Ou restent.
Pour nous protéger.
Oui, parfois, ceux-là, on les bénit.
Sans eux, nous ne serions plus ici.
Et depuis longtemps.
Très longtemps.
Ils sont vie.

Ils animent nos timelapses.

Les nuages.



2 Comments

  1. Sandiscovery

    14 décembre 2013
    / Répondre

    Très sympa et original cette petite poésie! Par contre je me dois de contester le mythe du Londres nuageux...depuis 3 mois que j'y vis, tout ce qui nous couvre est un grand ciel bleu! (oui je sais on est chanceux) ;)

    • Maxime

      19 décembre 2013
      / Répondre

      3 mois de ciel bleu?? Mazeeette! Y'a pu d'saison, tout fout l'camp! :-)


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