Qu’est-ce tu fais doudou dis-donc?

15 octobre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

« Oasis Oasis c’est bon c’est bon ».
Voilà, j’espère que je vais vous pourrir votre journée en vous mettant cet air dans la tête ahaha.
 
Bon, plus sérieusement.
Il y a un an, vers mi-octobre d’ailleurs, je perdais une veste. Une veste en velours qui m’était chère.
C’est très con.
Je voulais prendre un velib. Je pose ma veste dans le panier devant.
Le velib est crevé.
Je change de velib.
Je pars. J’arrive chez moi, je constate que j’avais oublié ma veste. L’angoisse.
J’avais un dîner de prévu, mais tant pis, je retourne à Balard, en espérant et en étant sûr de retrouver cette veste dans le panier. Optimiste.
Je croise les doigts.
Et puis j’arrive, je vois le velib. Et ma veste n’y était plus.
Putain, j’étais triste. Une veste sentimentale.
Ce n’était pas un doudou non plus hein.
Bref.
 

Il y a quelques mois, je croise un doudou.
Complètement écrasé à terre.
Un lapin en plus.
En croix, face contre terre.
Là, celui-là en dessous :
 

 

C’est idiot – encore – mais ça m’a fait de la peine. Double peine.
Je n’aime pas voir les peluches abandonnées.
Et puis il y avait forcément un(e) petit(e) aussi qui devait être triste derrière.
Tombé tout seul ?
Le petit l’aurait balancé ?
Pire : la nounou l’aurait balancé pour avoir la paix ?? Non…
Je l’avais pris en photo car je voulais raconter une histoire sur ce doudou.
Finalement, je ne raconterai pas d’histoire sur ce doudou, car ce que j’ai vu aujourd’hui est bien plus insolite.
 
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Oui, c’est un écrivain

6 octobre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /
(j'ai zappé les 2 derniers chiffres pour l'anonymat)

(j’ai zappé les 2 derniers chiffres pour l’anonymat)

 

« Écrivain cherche une chambre dans le quartier »

Voici une annonce qu’on rencontre dans les beaux quartiers.
Je flânais justement non loin de l’Odéon.
Dans le Paris des éditeurs.
Celui-ci où ces gens viennent échanger quelques mots autour d’un verre.
Sur ces fauteuils de ces bistrots qui ont accueilli les plus belles lettres.
Eux, L, qui y ont posé leur plus beau Q.
Des combats de mots mais toujours sans N.
S’exclamant de A et de O spontanés et enthousiastes.
Toujours à négocier des droits d’auteurs sans jamais ne rien C D.
Où parfois quelques grammes de H les aide à trouver la P .
 

Je regarde toujours les petites annonces accrochées aux murs de Paris. Tant que je peux bien sûr.
Et celle-ci, je l’ai trouvée belle.
Soignée.
C’est pas tous les jours qu’un écrivain laisse une annonce.
Et il s’est distingué par son écriture que je devine à la plume.
Raffinée.
Et il ne propose que deux morceaux de papier avec son téléphone : il semble sûr de lui.
Sans doute devine-t-il que louer une chambre à un écrivain plutôt qu’un étudiant semble gage d’assurance.
Il est habile.
 
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Allez hop, on fout l’camp avec « Génération Tour du Monde »

28 septembre 2018 / Trouvailles du web / 0 Comments /

Hier soir, j’ai assisté à l’avant-première d’un documentaire réalisé par des copains : Génération Tour du Monde.
Florian et Laurent, Les Coflocs, n’en sont pas à leur premier docu sur ce thème, il s’agît de leur 3e, après Génération Working Holiday Visa et Génération Expats. Ah ça oui, ils ont voyagé les bougres !
 


 

(Et pour la petite histoire, ces deux complices ne se quittent depuis qu’ils se sont rencontrés lors d’un apéro Voyageur sur les quais de Seine il y a quelques années).
Alors mathématiquement, un docu réalisé par de chouettes personnes a de fortes chances d’être chouette. Et ça l’est : leur nouveau doc donne du peps, envie de partir/repartir, il explore aussi des envie différentes, des histoires différentes, seul, en couple ou en famille. Ils se sont rassemblés autour d’un seul et unique thème : ils se sont dits « allez merde, on arrête de se poser des questions, on se sort les doigts du et on y va ! ».
 

L’avant-première était au cinéma des Gobelins, avec cocktail pré-projection et même post-projection : ils ont fait les choses en grand, ça claque !
Cette projo, ce fut aussi l’occasion de recroiser des amis de la sphère du blogging voyage : être entouré de discussions de voyage, de grands projets à venir des uns, des anecdotes des autres, et de partage de souvenirs avec les plus proches.
 

Le film dure 52 minutes, et je vous l’offre gratos :
(un conseil : téléchargez-le et regardez-le dans les transports, le metro, le bus, le train. Ou lorsque vous avez un coup de blues, servez-vous en comme une piqûre de bonheur et d’échappée).
 


 

Alors, ça donne envie, non ?

 

Sans doute vous retrouverez-vous dans un personnage, ou dans les envies, motivations, joies, craintes et propos de certains. Le panel est assez large, mais surtout, il casse les à priori sur les contraintes et les freins à partir, se lancer. On se rend compte que le seul frein est finalement soi-même, qu’il suffit de se dire « Allez, j’y vais ! ».
 

Peut-être vous poserez-vous cette question « Et moi alors ? » ?
Sachez, que je me la pose aussi. Je ne suis jamais parti pour un voyage au long cours. J’ai commencé à voyager sur le tard, à 27 ans, et avant, le voyage ne m’attirait pas plus que cela. Mon plus long voyage fut uniquement 1 mois, au Tibet, il y a 13 ans maintenant.
J’aime trop Paris pour la quitter. Mais ce n’est pas une bonne excuse, je reconnais.
Alors aujourd’hui, aurai-je envie de faire un long tour du monde? C’est une question que je me pose depuis bien des années. Pourquoi pas oui, bien sûr. Mais j’ai une certitude : seul, non. J’aime voyager seul, mais pour un projet au long cours, non.
Evidemment, le problème serait sans doute que j’aurai déjà trop d’images filmées à traiter au bout d’une semaine ahaha et que je serai vite débordé … mais surtout qu’il me faudrait un sens, un projet à mener. C’est comme ça.
Alors demain, peut-être ? Pourquoi pas ?!
 

Et vous d’ailleurs?
 

 

Mes 140km de rando dans la vallée de la Creuse

18 septembre 2018 / Videos / 0 Comments /

L’été, je ne prends généralement que très peu de vacances : un semaine maximum. Pour garder des jours pour le reste de l’année, et partir plus souvent. Oui, je préfère partir moins longtemps et multiplier les escapades. Je vais d’ailleurs en avoir deux autres fin octobre et début novembre.
J’ai donc testé quelque chose de nouveau qui me trottait en tête depuis quelques mois, inspirée par un ami à travers la Haute-Marne, et aussi du périple de la Diagonale du vide de Mathieu Mouillet, une connaissance blogueur aussi.

Autant j’ai souvent marché dans des déserts, mais accompagné de chameaux et autres mules, autant je n’ai jamais marché seul en autonomie avec ma maison et ma passion sur le dos. Ce fut donc chose faite cette année pour tester ce genre d’escapade, en ayant choisi la Creuse quelques jours avant en fonction de la météo annoncée (je veux bien partir à « l’aventure dans la Creuse » (ahaha), mais sans pluie… je n’ai pas encore atteint ce level de détachement…).

 

Voici ce que j’ai vu (entre autre bien sûr – cette vidéo s’écoute dans l’idéal avec un casque sur les oreilles, et bien fort (et même dispo en 4K via le lecteur Vimeo si vous avez une connexion complètement folle)) :

Creuse Valley ’18 (4K) from Maxime // Menilmonde on Vimeo.

Cette vidéo reflète bien ce que j’ai vécu : la quiétude. Voire trop par moments car tu es parfois obligé de faire un détour de 8km AR pour aller chercher du pain et des sardines à l’épicerie du village qui ferme à midi… Car autant la Creuse c’est chouette, mais ça reste la Creuse : il n’y a rien en dehors de la nature.
Alors je parle de la Creuse, mais ma marche s’est étendue sur les 2 départements de l’Indre et de la Creuse (car l’Indre s’appelle « Indre » même si la Creuse la traverse). (Au passage, le géographe vous dira que le Var est très étrange, car c’est le seul département français avec un nom de fleuve – le Var – et qui n’est pas traversé par ce fleuve. Allez comprendre).
Bref.

J’ai donc pris le train de Paris jusqu’à Argenton sur Creuse. Et voici mon itinéraire à pieds :

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La geeko-romance de May-Anh et d’Emilio

14 septembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Ils ne se connaissaient pas.
Elle était vietnamienne.
Il était italien.
Dix ans plus tôt, ils ne se seraient jamais mariés.
Ils se seraient sans doute croisés. Uniquement, comme deux inconnus.
 

Comment toute une vie peut-elle basculer en dix ans ?
A l’aide de cette chose qui a rapproché les Hommes ?
Cette histoire est vraie, on me l’a racontée.
Puisqu’ils se sont mariés.
D’ailleurs il faudra savoir d’ici quelques années ce qu’ils seront devenus.
Je me renseignerai.
 

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Détachement et isolement : loin de la victoire de la coupe du monde 2018

7 septembre 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

Je crois qu’au fond de moi, je voulais que la France soit championne du monde au foot pour deux raisons : que ce soit la fête et qu’on renoue avec cette victoire 20 ans après les bleus de Zidane, et puis pour pouvoir écrire ce texte. Et puis car il fallait que je prenne en photo cette liesse populaire pour illustrer ce texte.

 

Donc Imaginons.
Pensez-vous qu’il serait possible, pour un fan de football, de rater de manière intentionnelle la finale pour réaliser une expérience sur le détachement et l’influence de tout ce qui nous entoure ?
Je vais bientôt être plus clair.

 

Oui, j’ai tenté de voir ces fameux champions sur les Champs, mais j’ai juste réussi à attraper la coupe.

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Le mystère du scooter au bouquet – Acte I


 

Fin juin, je suis tombé par hasard dans une rue – Rue Rollin – sur un scooter sur lequel un bouquet de fleurs était posé. Bien sûr je l’ai pris en photo. Vous retrouverez l’image plus bas. Et quelques heures après, je suis repassé, et le bouquet n’était plus là. Alors, j’ai commencé à imaginer le pourquoi du comment. Et il doit y en avoir beaucoup, des « pourquoi du comment… ».

Alors voici un premier acte.

 

 

Acte I : l’amoureux distrait et le mal aimant chanceux

 

 

C’est la première fois.
Rudy est heureux, il ne sait pas mettre les mots, mais il nage en pleine légèreté de l’être.
Oui, il est amoureux. Il l’est vite devenu.
C’est la première fois.
Qu’il apporte un bouquet de fleurs à sa douce.
Sa nouvelle douce.
Rose, sa nouvelle douce.
Rudy, il est tête en l’air, mais c’est justement ce qui a plu à Rose.
Rudy, il n’a jamais été avare en fleurs aussi.
Rudy, il en offrait régulièrement, à ses anciennes amoureuses. Il n’est pas de ceux qui en offrent au début, et puis plus rien après.
Rudy, il ne fait pas cette erreur.

 
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Merci Woody

Il y a 10 ans jour pour jour, je publiais sur mon ancien site l’histoire « Merci Woody ».
Je l’aimais beaucoup, et d’ailleurs, si je devais créer un court-métrage d’animation, ce serait inspiré de cette histoire. Le problème, pour faire ce film, il faudrait que je ne dorme plus que 3h par nuit si je voulais trouver le temps de tout faire…
Aujourd’hui, cette histoire, je la republie, et la remets un peu au goût du jour. Déjà.

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C’est l’été, il fait bon, il fait chaud, c’est la canicule.
On a forcément envie de se rafraîchir. Et pour se rafraîchir, nous disposons de nombreux moyens.
Dont ces petites choses qui traînent ça-et-là dans Paris.
Qui arrivent à point nommé au beau milieu d’une escapade à velib’. Ou d’une marche de 30 000 pas.
Même les chasseurs de Pokémon en raffolent.
Ces petites choses sont très jolies.
Parisiennes.
Gracieuses.
Mais surtout, rafraîchissantes : les fontaines Wallace.
 
 

 

Elles sont 120 à Paris.
Et quelqu’une m’a raconté un jour qu’elles renfermeraient une légende : c’était une très jolie histoire. J’avais beaucoup aimé.
Normal, j’aime quand on me raconte des histoires.
Et cette légende raconte qu’il y aurait une fontaine Wallace qui donnerait la vie éternelle. N’est-ce pas chouette ?
Oui. Mais laquelle ?
 
 
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48h à Amsterdam

26 juillet 2018 / Videos / 0 Comments /

 

Fin mai, je suis allé à Amsterdam avec des amis.
Et j’ai filmé avec une Gimbal (Zhiyun Crane V2 pour les connaisseurs) un peu tout et n’importe quoi, comme il y a très très longtemps sur Menilmonde, et ma foi ça a fait du bien de revoir ces images de fraîcheur puisque ce WE-là, il ne faisait que 20°, loin, des 36° annoncés aujourd’hui à Paris…

Le géographe que je suis s’est laissé guider et j’ai été complètement paumé, impossible de savoir où j’étais avec tous ces canaux partout. J’avais déjà passé 24h à Amsterdam il y a plus de 20 ans, juste pour tirer 5-6 lattes de cowboy d’un pétard et être complètement dans le pâté le reste de la journée… Je vais pas vous cacher que j’ai beaucoup plus apprécié la ville cette année!

Alors c’est très rapide et ça se passe en 2’36 .

Allez zou!

Amsterdam ’18 from Maxime // Menilmonde on Vimeo.

Jamais trop tard avec le trottoir

20 juillet 2018 / Mots de Menilmonde / 0 Comments /

 

… procrastiner, il faudrait être réactif (mais celui-là, il peut attendre demain).
… patienter bêtement, il faudrait prendre le train en marche.
… regarder à terre, il faudrait lever les yeux.
… pincer les lèvres, il faudrait hurler de rire.
… rester derrière, il faudrait passer devant.
… montrer du doigt, il faudrait se lancer.
… se déchirer, il faudrait s’embrasser.
… s’interroger, il faudrait s’informer.
… s’écrire, il faudrait se téléphoner.
… consommer, il faudrait savourer.
… se lamenter, il faudrait affronter.
… se téléphoner, il faudrait se voir.
… rêver, il faudrait ouvrir les yeux.
… s’enfermer, il faudrait s’ouvrir.
… croiser, il faudrait rencontrer.
… ressasser, il faudrait écrire.
… laisser faire, il faudrait agir.
… renoncer, il faudrait braver.
… blesser, il faudrait panser.
… parler, il faudrait regarder.
… courir, il faudrait réfléchir.
… reculer, il faudrait sauter.
… râler, il faudrait célébrer.
… médire, il faudrait aimer.
… copier, il faudrait créer.
… garder, il faudrait offrir.